La réussite de toute entreprise, comme le savent les opérationnels au contact de clients de plus en plus exigeants et soumis à une
règlementation qui s’étoffe régulièrement, réside, avant tout, dans l’art de l’exécution et dans l’état d’esprit qui la conduit.
Apporter de la valeur ajoutée aux audités nécessite aujourd’hui, de la part des auditeurs, un véritable engagement, un fort professionnalisme. Instaurer une relation de confiance basée sur un échange « gagnant-gagnant » est désormais l’objectif imposé à tous les auditeurs dans un environnement de plus en plus difficile avec la multiplication des référentiels et des temps d’audit optimisés…

C’est la raison pour laquelle cette mission exige qu’un auditeur ne peut désormais qu’être un « auditeur PARFAIT », reconnu en interne,
maîtrisant sa technique, confiant et orienté « moyens et résultats ». En quelques mots simples, ce « parfait » auditeur interne devrait être
idéalement doté des dons suivants :
• (r)assurer (plus que contrôler… et s’en donner les moyens) ;
• étayer ses remarques (des faits, des faits et encore des faits…) ;
• écouter (et donner un vrai droit de réponse aux audités…) ;
• prendre en compte les difficultés de l’opérationnel et les exigences des clients ;
• être clair et efficace (en audit, personne ne perd du temps, tout le monde en gagne…).

Mais à ceci, j’ajouterai d’expérience qu’un bon auditeur est un auditeur heureux. Il doit ainsi vivre pleinement sa mission et…
• apprendre et avoir la capacité à assimiler et comprendre le référentiel d’audit des processus ou des domaines audités ;
• faire jouer sa curiosité, avec la capacité à poser les bonnes questions et à adapter son questionnement en fonction des réponses
• la rigueur et développer ses capacités d’objectivité, d’analyse et d’organisation ;
• la communication et l’empathie et ainsi faire prendre de la hauteur à ceux qui l’entourent et bonifier les qualités de chacun

Comment réaliser un audit ?

L’expérience montre que la valeur ajoutée des audits internes dans les organisations reste très inégale. Certaines entreprises réalisent des audits comme une « contrainte » imposée par la norme (et donc sans réelle conviction), d’autres, au contraire, utilisent cet outil comme un véritable vecteur de progrès et donne ainsi toute sa valeur à l’exercice. Dans le contexte actuel, il est clair que les audits doivent impérativement apporter de la valeur ajoutée. En effet, toutes les organisations sont à la recherche « d’optimisation du temps »
et les activités jugées « non rentables » sont le plus souvent éliminées. L’audit mobilisant des ressources est ainsi en danger si sa valeur ajoutée n’est pas démontrée. Il est donc nécessaire d’optimiser sa « chaîne de valeurs » pour assurer la satisfaction de toutes les parties prenantes et donner toute sa valeur à l’audit, au service de l’entreprise.

La procédure d’audit est une obligation des normes de système de management qualité, sécurité ou environnement. Cette obligation documentaire témoigne de l’importance des audits internes pour le pilotage et la surveillance d’une organisation. Mais au-delà de cette exigence, purement normative, il est essentiel de comprendre que l’audit doit être mené de manière à ce qu’il contribue significativement à l’amélioration continue de son objet, en s’assurant de la réalisation effective des activités dans une logique de maîtrise (conformité),
de traçabilité et d’efficacité.